Guerres

Madame, c’est lui qui a commencé !

Depuis plus de 20 ans nos armées font la guerre au Moyen-Orient ;et depuis plus de 20 ans la coalition dont nous sommes membres a fait pleuvoir des déluges de feu sur l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie…avec des dizaines de milliers de victimes : combattants, mais aussi civils, femmes et enfants en « collatéral » comme on dit !Le drame auquel ont été confronté les victimes et leurs proches est sans mesure et notre peine est immense.Essayons-nous cependant, à cette occasion , à un peu de lucidité et d’humilité. Nous avons porté la guerre là-bas et là-bas nous la renvoie. Une telle tragédie mérite donc , peut-être, ce qu’autrefois on appelait un examen de conscience. Et pas seulement une indignation scandalisée et horrifiée devant la sauvagerie qui est toujours celle de l’Autre.

2 réflexions au sujet de « Guerres »

  1. Ce point de vue à la tonalité sensible et émouvante contient le problème du « pourquoi ? » Oui, comment peut s’expliquer ce type de décision d’interventions guerrières dont il est avéré que les conséquences sont toujours pires que les causes qui sont censées les justifier ? (On peut ajouter la Libye, mentionnée dans un autre article).
    Je n’imagine pas que les décideurs (Bush, Sarkozy…) puissent ne pas être conscients (par eux-mêmes ou par leurs conseillers) de ce réel têtu. Ils savent et évacuent ce savoir. La caractéristique du déni.
    Le questionnement touche à ce qui sous-tend le pouvoir politique, à savoir « le pouvoir de » générique, dont il est sans doute l’expression la plus remarquable. Tout se passe comme si ce «pouvoir de » – quels qu’en soient le domaine, le niveau et l’objet – pervertissait la valeur des paramètres d’analyse du réel.
    Sans doute parce qu’il fait (courir le risque de) franchir à celui qui en est investi (il l’a voulu et recherché) le seuil au-delà duquel s’ouvre le champ clos d’une réalité (excroissance du réel) où se joue le jeu euphorisant de la toute puissance – cf. l’importance du décorum et le rôle des « courtisans », eux aussi partie prenante de ce pouvoir.
    Mais cette réponse suscite une autre question qui, à son tour…
    Si donc je remonte le plus en amont possible dans la chaîne des corrélations, il est probable que je trouverai, tout au bout du bout de ce qui produit ce besoin de toute puissance (illusoire et souvent dévastatrice), le problème de… l’immortalité, qui est peut-être bien le dénominateur commun des perturbations individuelles et collectives.

    1. Assez d’accord avec toi, Jean-Pierre : L’immortalité !

      Qu’est-ce qui pousse un Président à répondre à cette attaque en lançant ses forces armées et leurs centaines de bombes dans la bataille ? Certainement pas l’intelligence ! Tous savent qu’au mieux, ça ne changera rien, au pire, ça ne fera qu’envenimer le nœud de vipères…

      Mais il le fait quand même et il remonte dans les sondages comme aucun Président avant lui ! Immortalité !

      Mais il le fait quand même et il est à nouveau dans la course de 2017 ! Immortalité !

      Mais il le fait quand même et son regain de puissance lui amènera les faveurs d’autres après Ségolène, Valérie ou Julie ! Il obéit à ses pulsions les plus primaires pour rester le mâle alpha et engendrer la harde qui lui succèdera. Immortalité !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *