Corse: pour un débat sur le fond.

Il est difficile de penser qu’une population puisse faire partie d’une Nation contre sa volonté; contraire même à  notre démocratie qui repose sur le « vouloir vivre ensemble et égaux ».

Il convient d’abord de s’assurer de la volonté de la population en cause: sa consultation par voie de referendum s’impose comme un préalable; elle ne saurait porter sur  autre chose que le maintien dans la République ou l’Indépendance. La République, de concessions en concessions, est déjà allé très loin dans la prise en compte des « spécificités » insulaires: il faut exclure totalement, à cette occasion, la notion d’autonomie qui, précisément, repose sur l’idée de l’acceptation d’une inégalité  basée sur le sol sur lequel vivent les citoyens.

Le Pouvoir doit saisir immédiatement  l’occasion qui vient de lui être donnée par le « discours » de la nouvelle assemblée corse, pour clarifier la situation: annoncer un référendum portant sur la volonté des Corses de rester ou non dans la République.

Là réside la seule voie qui permettra au gouvernement de sortir du piège dans lequel il ne manquera pas de tomber s’il accepte d’ouvrir une négociation avec les nouveaux élus.

Il faut déplacer le débat en Corse: que ses habitants énoncent clairement leurs choix: c’est en Corse alors qu’il s’ouvrira , et  l’issue des combats auxquels il conduira apparaît d’ores et déjà comme parfaitement incertaine.

Le fer doit être battu tant qu’il  est chaud: une campagne de six mois apparait raisonnable pour un référendum qui devrait avoir lieu au mois de Juin prochain. Tout autre calendrier entrainera un pourrissement de la situation.

Eugénisme

Alors que se tient actuellement à Washington  « la convention constitutionnelle de la biotechnologie », une brillante idée s’est frayée un chemin jusqu’à moi.

Pourquoi user en priorité de ces nouvelles technologies en faveur du » bébé parfait »? Il peut attendre !

L’urgence me parait toute autre: user des nouveaux  » ciseaux moléculaires » pour remplacer le gène définitivement défaillant de nos politiciens…

Récompense pour qui dira où trouver le gène à implanter dans leur chromosome nécrosé…

A quoi, à qui, la responsabilité du Bataclan?

Après le Bataclan, peut-on tirer des leçons qui ne serons pas nécessairement celles des commentaires des politiques et des médias que l’on nous ressasse ad nauseam ?

Sur le plan international, rappeler à nos concitoyens que nous livrons une guerre en Syrie -sans qu’ils en soient toujours conscients-  au départ et d’abord pour y changer ses dirigeants, et ensuite combattre une organisation religieuse.  Minimiser les risques d’engagement dans un conflit, même et sans doute surtout, lorsqu’il est asymétrique est une grave faute.

Sur le plan intérieur, il convient de régler la note de la merveilleuse continuité qui, dans le domaine de la sécurité et du renseignement comme de tant d’autres, a emprunté avec enthousiasme les chemins tracés par le quinquennat précédent dans l’organisation de l’appareil de Renseignement. Les mises en garde , il est vrai, n’ont pas été nombreuses ( les miennes me laissent aujourd’hui un goût amer) .

D’une manière plus générale, nous payons la facture d’une classe de dirigeants politiques acculturés et mal entourés.  Mettant de plus la politique étrangère de la France au service de ce qu’ils pensent pouvoir conforter leur destin personnel.

Pour terminer ce billet amer, me rappeler comment à Washington en 1991, nous avons décidé d’arrêter la coalition des armées US,GB et FR bien avant Bagdad pour ne pas rompre un équilibre que nous considérions comme un bien  précieux en cette partie du monde.

C’est bien peu de temps après que l’absence de morale, l’inculture et l’intérêt personnel ont triomphé: le Président des Etats-Unis a fait pendre celui de l’Irak, et le président de notre République a fait égorgé celui de la Libye.

La majeure part de ce qui est advenu depuis au Moyen-Orient et en Afrique n’en sont que les suites: elles ont entrainé là-bas – mais nous savons que c’est bien loin – la mort de centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants.