Le premier ministre est formel: la violence des salariés d’Air France est « inadmissible ». Notation intéressante, car, a contrario, on peut connaître enfin ce qui est « admissible ».
Ainsi sont parfaitement admissibles la reconduction par la Gauche du PDG inapte de la Compagnie, les rémunérations indécentes dudit et de son staff, le licenciement de milliers de salariés, l’absence de l’Etat dans la crise qui submerge une entreprise dont détenant le contrôle, il est entièrement responsable.
Monsieur le premier ministre s’est-il penché un jour sur l’Histoire de son pays? Il aurait pu y voir qu’il a fallu bien des violences « inadmissibles » durant les siècles, pour que notre peuple puisse avoir enfin le sentiment d’ exister.
On est heureux de voir l’inadmissible rejoindre la chienlit et l’image ternie de la France brandies ailleurs; ainsi ne peut-on que féliciter les « élites » nouvelles de serrer les rangs, car qui sait, la violence de leur argent ne restera peut-être pas toujours sans réponse.