Parfois, je dis bien « parfois! Et cette année, il y a trois échéances qui ne pourront être affrontées que dans la douleur; curieusement, les médias, à l’aube de la nouvelle année, ne les ont mentionnées qu’au passage, en quelque sorte par allusion, ne revenant qu’aujourd’hui en raison de l’urgence sur le premier d’entre eux, l’aérodrome de NDL. Le premier, mais sans doute le moins lourd de conséquences.
Sur ce dossier, je n’ai guère d’hésitation: il faut faire l’aéroport car le dossier est clair, net, sans lacune et sans faute: ceux qui on pris cette décision en sont les géniteurs légalement autorisés et la procédure a été menée sans faille. Renoncer à le construire, fragiliserait toutes les opérations de ce type, petites ou grandes, puisque le décisionnel aurait été enlevé à ceux que la Constitution et la Loi ont déclaré comme tels, pour le confier à des acteurs sans légitimité.
Ceci posé,fallait-il vraiment faire un nouvel aéroport, là n’est cependant pas la question: ne pas le faire aujourd’hui serait se situer violemment hors de l’état de droit et ce n’est pas admissible pour tous ceux qui pensent que celui-ci constitue encore aujourd’hui, la forme la plus accomplie de la gestion de notre Société.
Le deuxième dossier est celui de la Corse. Aucune des grandes revendications des ‘nationalistes » n’est recevable: l’officialité de la langue corse, le statut de résident corse, une fiscalité corse…tout celà apparaît incompatible avec les principes sur lesquels est bâtie notre nation. Une seule réponse est possible: si vous voulez cela, il faut avancer jusqu’à la case « indépendance » dans une procédure à deux référendum: Corse et France entière. Dire cela ne sera pas facile…
Le troisième est celui de la Nouvelle-Calédonie. Pour avoir été, à deux reprises, un acteur dans ce dossier, je juge que là aussi, il y a un héritage malheureux: « la patate chaude » a fini par refroidir…Le référendum ne peut plus être repoussé et sera très probablement négatif: les européens du Territoire ne veulent pas du tête-à-tête avec le Peuple Premier. Et alors? Et bien gérer cette troisième douleur sera l’affaire d’un Homme d’Etat.