Nos contemporains lisent, avec souvent une sorte de fascination, les récits de Paris-Match et assimilés, relatant la vie merveilleuse de ce qu’on dénomme aujourd’hui les « people ».
Il ne leur reste généralement peu de chose de ces récits sinon que, l’éblouissement retombé,se forme ou s’épaissit alors en eux, une sorte de substance quasi humorale faite d’un sentiment de frustration et d’humiliation,d’intense ressenti d’iniquité et même de haine, qui visent cette société dont, aux yeux de notre peuple, les politiques font partie.
C’est pourquoi, tout sera en état lors des prochaines échéances pour une aventure vers ce que la classe « raisonnable » dénomme au choix le populisme ou la politique du pire. Chacun doit-il à tout prix s’opposer à la tempête qui pourrait survenir, ou celle-ci est-elle le préalable nécessaire à l’émergence, dans une phase ultérieure, d’un monde nouveau? Pour l’heure, la parole est à D.Trump, à M.Le Pen, à B.Johnson…En attendant, souhaitons ardemment la victoire du Brexit, qui participe de notre vision paroxytique en créant l’ obligation de repenser l’Europe. Les cycles politiques sont mortels: autant que les civilisations…N’est-ce point de notre devoir de précipiter leurs fins quand nous le pouvons, et en tous cas de s’abstenir de tout geste thérapeutique au chevet des moribonds?