Corse: pour un débat sur le fond.

Il est difficile de penser qu’une population puisse faire partie d’une Nation contre sa volonté; contraire même à  notre démocratie qui repose sur le « vouloir vivre ensemble et égaux ».

Il convient d’abord de s’assurer de la volonté de la population en cause: sa consultation par voie de referendum s’impose comme un préalable; elle ne saurait porter sur  autre chose que le maintien dans la République ou l’Indépendance. La République, de concessions en concessions, est déjà allé très loin dans la prise en compte des « spécificités » insulaires: il faut exclure totalement, à cette occasion, la notion d’autonomie qui, précisément, repose sur l’idée de l’acceptation d’une inégalité  basée sur le sol sur lequel vivent les citoyens.

Le Pouvoir doit saisir immédiatement  l’occasion qui vient de lui être donnée par le « discours » de la nouvelle assemblée corse, pour clarifier la situation: annoncer un référendum portant sur la volonté des Corses de rester ou non dans la République.

Là réside la seule voie qui permettra au gouvernement de sortir du piège dans lequel il ne manquera pas de tomber s’il accepte d’ouvrir une négociation avec les nouveaux élus.

Il faut déplacer le débat en Corse: que ses habitants énoncent clairement leurs choix: c’est en Corse alors qu’il s’ouvrira , et  l’issue des combats auxquels il conduira apparaît d’ores et déjà comme parfaitement incertaine.

Le fer doit être battu tant qu’il  est chaud: une campagne de six mois apparait raisonnable pour un référendum qui devrait avoir lieu au mois de Juin prochain. Tout autre calendrier entrainera un pourrissement de la situation.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *